AMARRES MARLY-LE-ROI

AMARRES MARLY-LE-ROI

Causerie du 20 Novembre 2017 17h30

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Je vous propose de parler ce 20/11/2017 : Cholestérol et santé Cardio-Vasculaire " Ets'il fallait en manger plus ?"

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Gilles et moi-même assisterons volontiers

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Bonjour à tous,

En lisant le sujet,que le Docteur Chabanne nous propose lors de notre prochaine causerie, j'étais intriguée par la question : « Et s'il fallait en manger plus ? » Je suppose que le « en » cache quelque chose s'approchant au cholestérol ? Nous le saurons le 20 novembre. Cette question m'a aussi rappelée les repas bourguignons que Henri Vincenot a si bien décrit dans sa « Billebaude », roman sur son enfance, publié en 1978, et que j'ai adoré. Comme « entrée », voici un petit extrait d'un de leurs repas qui en dit long… Et on peut se demander "et le cholestérol dans tout ça ?" :


« Le repas de midi était un événement : l'arrivée du bourrelier dans les fermes, pour les graissages, était une sacrée fête mangeoire, je vous le dis ! Tout en racontant les nouvelles du village que les grangiers écoutaient bouche bée, privés qu'ils étaient, dans leur sauvagerie, des scandales de la vallée, nous dévorions à belles dents un repas qui vous eût étendu raide le premier hépatique venu. D'abord la potée avec du lard épais comme timon de char, du côtis (quartier de côtes de porc mis au saloir. Il entre dans la recette de la potée bourguignonne), puis la poule en sauce blanche, grasse comme nonnette, puis le côti qui pouvait bien être une oie qui avait échappé au regingot de Noël et du Jour de l'an.

La dessus, la Marie,« ma future belle-mère », s'essuyant les mains dans son devanté (tablier à bavette), nous demandait : « Vos é-t-i prou mégé ? » (avez-vous assez mangé?) « Je ne vous fais pas une omelette, des fois ? »

Le Tremblot minaudait : « On est gaudés (repus), ça va bien comme ça ! », mais il se tournait vers moi… « A moins qu't'aies encore faim, toi, petiot ? » Je ne disais ni oui ni non, ayant toujours un morceau de boyau vide, déjà à cette époque.

« Pardi !à cet âge-là, faut pas en promettre ! Allez, allez, Marie, fais-nous une omelette, faut pas se laisser dépérir ! » criait l’Ernest au comble de la liesse. Et la Marie faisait une omelette baveuse. On chargeait mon assiette et la petite Kiaire admirative disait : « Oh ! le gros gourmand ! oh ! le crevard ! ». Avec ça, vous pensez bien qu'un morceau de fromage et une part de flan à la semoule vous suffisaient largement pour reprendre le travail. »


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